Mon approche

« Ce qui n’a pu se mettre en larmes et en mots s’exprime ensuite par des maux, faute de mots pour le dire. »
Anne Ancelin-Schützenberger

Que l’on désire faire une psychothérapie pour comprendre, faire disparaître ou transformer les causes d’un mal-être ou encore pour sortir d’une situation où l’on se sent emprisonné, il y a toujours au départ le sentiment d’un empêchement conjugué au désir de répondre à un appel venant d’une partie profonde de soi-même.
Commencer un chemin thérapeutique nécessite du courage, et oser s’y engager demande d’avoir confiance dans la personne qui nous aidera à traverser les passages difficiles. C’est pourquoi il est important de bien choisir son psychopraticien, en se laissant guider par son intuition et son ressenti, ce qui peut parfois nécessiter d’en rencontrer plusieurs avant de s’engager. Celui-ci doit avoir lui-même une bonne expérience d’un cheminement personnel et être supervisé dans son activité de praticien en psychothérapie.

Mon approche
Le travail que je propose est un chemin de conscience et d’introspection pour recréer du lien avec soi-même, repérer ses mécanismes d’échec et leurs répétitions, questionner ses désirs et ses dénis. Il nous mène à une vision élargie, distanciée et plus sereine de nous-même, de notre histoire, de nos aptitudes et de nos fragilités. Il peut être le départ d’un changement professionnel, d’un investissement plus libre dans un nouveau domaine affectif, ou de la création d’un lien plus paisible avec son entourage, avec sa santé…
Pour nous permettre finalement de goûter à l’expérience de nous accepter et de nous aimer tels que nous sommes, éventuellement de libérer le sentiment d’appartenir à quelque chose de plus grand que soi.
J’ai été formé à l’IRETT et  ma méthode est inspirée du mouvement transpersonnel.

mon-approcheLa psychologie transpersonnelle est une école de psychologie née au tout début des années 70 de la rencontre entre plusieurs thérapeutes, dont Abraham Maslow (cofondateur de la psychologie humaniste) et Stanislav Grof (fondateur de la respiration holotropique). Considérée comme la quatrième vague en psychologie (après la psychanalyse, le comportementalisme, le courant humaniste), elle se situe dans la lignée de psychanalystes comme Carl Gustav Jung et Roberto Assagioli notamment, bien que fondée postérieurement. Elle intègre la dimension spirituelle de l’humain.
Au cours des années 80, le transpersonnel a débordé le cadre de la psychologie et est devenu un mouvement de pensée auquel se sont ralliés nombre de chercheurs, y compris dans les sciences dites « exactes ». C’est aujourd’hui un courant de pensée pluridisciplinaire fécond qui compte de nombreux artistes, écrivains, neuroscientifiques, physiciens, astrophysiciens, philosophes, psychologues, psychiatres, ethnologues, etc.
Elle  s’intéresse aux « états non ordinaires » de conscience : l’extase, le sentiment de connexion avec l’Univers, la conscience aiguë de son être profond, le mysticisme, etc. Bien qu’ils soient souvent considérés avec suspicion, ces états sont non seulement sains, mais représentent l’actualisation des besoins supérieurs de l’être humain. Comme son nom l’indique, le trans-personnel concerne ce qui existe au-delà de la personnalité et de son conditionnement.
En tant que pratique, cette psychologie a pour objet la « pleine réalisation » de la personne. Elle se préoccupe par exemple des perturbations résultant de l’enfermement des potentiels prétendument « illimités » de la conscience dans les structures limitées de l’ego – comme cela peut se manifester au moment de crises existentielles ou de ce que l’on appelle des crises d’émergence spirituelle-.
Il faut également mentionner que, cherchant à explorer les diverses manifestations de la conscience, le mouvement transpersonnel s’est beaucoup intéressé aux phénomènes paranormaux :  expériences de mort imminente, prémonition, synchronicité, télépathie, pratiques chamaniques, etc.
Selon Ken Wilber, « l’ouverture de la conscience » est normale et naturelle : primitive chez l’enfant, la conscience se développe graduellement, passe par le stade de l’identification à l’ego, puis devrait pouvoir s’ouvrir à l’ensemble de la création, comme l’a d’ailleurs décrit Carl Jung dans ses ouvrages. À son stade de développement ultime, la conscience s’apparente à l’éveil ou à l’illumination dont parlent de nombreuses traditions mystiques.
Le transpersonnel n’est pas une méthode, c’est une conception de l’être humain et du monde qui l’entoure. Les psychothérapeutes qui partagent cette conception peuvent pratiquer une approche classique et simplement permettre à la dimension spirituelle d’occuper l’espace qui lui est dû dans le développement humain. Par ailleurs, le travail transpersonnel peut consister aussi à provoquer chez les individus des états non ordinaires de conscience. Ces expériences sont destinées à faire éclater les limitations mentales ou émotives et à donner accès à une conscience beaucoup plus vaste de la réalité. Plusieurs techniques sont utilisées à cet effet, la plupart empruntées à des traditions spirituelles orientales ou chamaniques, ou adaptées de celles-ci : diverses formes de méditation, hypnose, danses sacrées, huttes de sudation (sweat lodge), quête de vision,  rêves, rêves lucides, techniques respiratoires et énergétiques venues du yoga ou du Qi Gong, travail avec les rituels, respiration holotropique, art-thérapie, visualisation créatrice, sophrologie, rebirth, etc.
La plupart de ces techniques sont puissantes et doivent être pratiquées dans un environnement adéquat et en sécurité. Le psychothérapeute doit être en mesure d’aider la personne à décoder ses expériences et à les intégrer.

 

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